TOGO : Première session de formation RAP

« Recherche par Action Participative (RAP), sont les quatre mots qui ont conduit 26 travailleurs sociaux de différentes associations et ONG togolaises, à se réunir le 16 Novembre 2017 dans les locaux d’Alafia Jeunes à Lomé. Fruit d’un partenariat entre Alafia Jeunes et Asmae Belgique, cette session de formation menée par les facilitateurs belges, Géry de Broqueville et Quentin de Behault a duré 9 jours.

Sciemment, les facilitateurs ont laissé planer un brouillard sur la finalité de la session jusqu’au tout dernier jour. C’était certes déroutant pour les animateurs, mais cela nous a permis de vivre chacune des étapes de ce nouvel outil de travail. Pour ce faire, la matinée nous recevions les consignes pour effectuer en après midi des rencontres avec les groupes de femmes ou d’enfants en situation difficile. Sans le savoir, nous étions entrain de nous approprier la méthode.

Cette session est allée à l’encontre de toutes les autres formations classiques. Étonnamment, le matin, nous étions les bénéficiaires de la méthode et le soir, les « facilitateurs ». Ces moments passés ensembles étaient riches en sensation et en découverte. Certainement parce que nous avions travaillé en sous-groupes formés sur des critères de disparité, ajouté à cela, l’engouement hors norme qu’ont dégagé Géry et Quentin.

Les deux derniers jours ont été le point d’orgue de la formation, où  l’on prenait la pleine mesure des démarches que nous avions nous-même entreprises. C’est la restitution. Un fait marquant est le témoignage d’un enfant en situation difficile qui s’est réjoui de tout ce que le processus a permis de découvrir sur lui-même. L’émotion était à son pic. Preuve du bien fondé de l’utilisation de la méthode dans le travail social. A cet effet,  nous sommes passé du statut d’animateur au statut de facilitateur. »

Nathacio DE SOUZA

 

« Pendant neuf jours, 26 jeunes d’ALAFIA-Jeunes et d’autres associations sœurs se sont réunis pour participer à la formation sur la RAP avec Géry et Quentin d’ASMAE comme facilitateurs. La première session de RAP au Togo a été riche en partage et en expérience.

Cette méthode participative a ouvert un autre horizon à tous ces animateurs devenus facilitateurs au terme de la formation. Les groupes bénéficiaires étaient principalement des enfants en situation difficile, de deux orphelinats et un groupement de femme. Durant ces neuf jours, les animateurs-facilitateurs sont passés à travers différents sentiments comme l’incertitude, l’incompréhension mais toutefois sont restés ouverts tout au long. Chacune des étapes de la RAP a été un dépassement de soi.

Au terme de cette session, les facilitateurs ont été amenés à proposer des RAP à mener eux-mêmes seul, en binôme ou en trio dans l’environnement de leur choix. Il a été aussi créé un groupe relais chargé de maintenir la communication entre ASMAE et les nouveaux facilitateurs et de faire un suivi des propositions de RAP faite.

La plus belle partie de cette session a été la restitution avec les bénéficiaires, des témoignages forts qui ont montré l’impact de la RAP. Tout porte à croire qu’avec la RAP, le terrain sera plus clément avec le combattant. »

Floriane ACOUETEY