Pourquoi un guide d’animation ?

Lors de divers échanges sur le groupe Facebook des jeunes du réseau Toubacouta qui ont précédé la rencontre du Réseau au Caire en 2012, les jeunes se sont arrêtés à un constat du manque de formation en animation dans les trois pays du Sud. A contrario, les jeunes belges ont pléthores d’associations, groupements en tout genre qui donnent toutes les formations dans tous les domaines possibles.Lors des échanges, ils ont constaté que chacun était porteur de connaissance en animation que les autres ne connaissaient pas. En faisant la somme de leur connaissance, ils se sont rendus compte que, tout compte fait, ils avaient matière à partager et à se renforcer mutuellement dans cette connaissance d’outils d’animation. De plus, ils se sont aussi rendus compte que les quatre associations formaient les jeunes à l’échange interculturel dans le cadre de chantiers bilatéraux belgo-égyptiens, belgo-marocains et belgo-sénégalais. Les formations sont parfois très différentes les unes des autres et le partage des connaissances dans ce domaine était aussi intéressant.

Dans l’objectif général et la mission que les jeunes se sont donnés lors de cette rencontre on peut y lire ceci :  » Plusieurs raisons nous ont poussés à écrire ce guide. Tout d’abord plusieurs associations cherchent depuis longtemps des animations qui pourraient répondre aux problèmes qu’elles rencontrent sur le terrain. Chacune d’entre elles a accumulé une expérience qui lui est propre en matière d’animation mais cette expérience n’avait encore jamais été partagée de façon formelle. C’était aussi l’occasion de voir quels sont les problèmes qui nous sont communs et de rechercher des solutions ensemble pour y remédier. Enfin, il y a l’envie d’expliquer et de partager ces outils avec le plus grand nombre d’animateurs possible, l’échange étant une des bases du réseau Toubacouta. Nous espérons qu’au final chaque association bénéficiera de l’expérience des autres et pourra optimiser la préparation de ses volontaires à une rencontre interculturelle. »

Ainsi, les jeunes, par la mise en place de ce guide, mettent en place un outil d’animation et de formation collégiale pour d’autres jeunes qui partiront en chantier soit en bilatéral soit dans le cadre du réseau Toubacouta.

Et il s’agit bien de la volonté des jeunes de travailler sur ces questions. Au nom de la participation, les jeunes deviennent aussi acteur et créateur de leur animation. Décidément, le Réseau Toubacouta a un bel avenir devant lui !

Géry